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Meta Ads e-commerce : la structure de compte qui fonctionne

Moins de campagnes, plus de créations. Voici comment je structure un compte Meta Ads e-commerce aujourd'hui, et ce que j'ai arrêté de faire.

Alexia Delépine 3 min de lecture

Il y a quelques années, un compte Meta Ads performant comptait des dizaines d’ensembles de publicités, chacun avec son audience d’intérêts, ses tranches d’âge et ses emplacements. Aujourd’hui, cette approche fonctionne moins bien. L’algorithme de Meta trouve lui-même les bonnes personnes, à condition de lui donner deux choses : un signal de conversion fiable et de bonnes créations.

Le principe : consolider

Chaque ensemble de publicités a besoin de conversions pour sortir de la phase d’apprentissage. Si vous répartissez votre budget sur quinze ensembles, aucun n’a assez de données et les résultats restent instables. Moins d’ensembles, avec plus de budget chacun, apprennent plus vite.

La structure que je recommande

Une campagne principale de ventes

C’est là que va l’essentiel du budget. Les campagnes Advantage+ ventes, qui ont remplacé Advantage+ Shopping, sont aujourd’hui le point de départ le plus efficace pour la plupart des e-commerçants. Elles laissent l’algorithme gérer le ciblage et les emplacements, tout en permettant désormais d’exclure des audiences et de créer plusieurs ensembles de publicités.

Ciblage large, catalogue connecté si vous en avez un, et le maximum de créations différentes.

Un espace de test pour les créations

Une campagne ou un ensemble dédié, avec un budget plus modeste, pour tester de nouvelles publicités sans perturber la campagne principale. Les créations qui fonctionnent sont ensuite ajoutées à la campagne principale.

Du retargeting, si le volume le justifie

Avec l’automatisation actuelle, la campagne principale touche déjà les visiteurs du site. Une campagne de retargeting dédiée n’a de sens que si vous avez beaucoup de trafic, ou un message spécifique à faire passer (panier abandonné, offre de fin de saison).

La création fait le ciblage

Avec un ciblage large, c’est la publicité elle-même qui sélectionne les personnes qui vont réagir. Une vidéo qui parle aux jeunes parents trouvera des jeunes parents. D’où l’importance de varier les angles et les formats :

  • des angles différents : le problème résolu, le bénéfice principal, la preuve (avis clients, chiffres), la comparaison, les coulisses de la marque ;
  • des formats différents : vidéo courte, image statique, carrousel, contenu UGC (filmé par des clients ou des créateurs) ;
  • un renouvellement régulier : une publicité qui tourne depuis des semaines finit par s’user, et ses performances baissent.

Le signal de conversion

Tout comme sur Google Ads, l’algorithme apprend de vos conversions. Deux points à vérifier absolument :

  • le pixel Meta remonte bien les achats avec leur valeur ;
  • l’API Conversions (CAPI) est installée. Elle envoie les ventes directement depuis votre serveur ou votre plateforme e-commerce, ce qui compense les pertes liées aux bloqueurs et aux restrictions des navigateurs. Shopify, PrestaShop et WooCommerce proposent des intégrations simples.

Dans le gestionnaire d’événements, la qualité de correspondance des événements vous indique si Meta parvient à rattacher les ventes aux bonnes personnes.

Ce que j’ai arrêté de faire

  • Multiplier les audiences d’intérêts.
  • Découper par tranche d’âge ou par emplacement.
  • Couper une publicité après deux jours parce qu’elle « ne marche pas ». Laissez-lui le temps de collecter des données.
  • Modifier la campagne tous les jours. Chaque changement important relance l’apprentissage.

Google et Meta, deux rôles différents

Google capte une demande existante : les gens cherchent votre produit. Meta crée la demande : il montre votre produit à des gens qui ne le cherchaient pas encore. Les deux se complètent. Si votre Google Ads plafonne alors que vos campagnes sont bien optimisées, c’est souvent le signe qu’il faut créer plus de demande en amont.

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